Les consultations

    "Quand je me mets à la place de l'autre, l'autre a-t-il encore sa place ?"

    Jean-Paul Sartre

    Nous vivons tous des expériences douloureuses. Mais parfois l’intensité d’un événement, sa survenue à un moment précis de la vie, ou encore son cumul avec d’autres épreuves nous empêchent d’y faire face seul et nous amène à consulter un psychologue.

    Les consultations se concentrent sur les souffrances et les difficultés consécutives à ces expériences difficiles et également plus spécifiquement sur les problématiques liées aux traumatismes et à la victimologie.

    Cela regroupe un grand nombre de thématiques telles que les agressions, les souffrances au travail, le deuil, le harcèlement, les viols, les violences faites aux femmes, les conséquences psychologiques d'un attentat ou d'un accident, etc.

    photo par Valérie Shum King

    Une approche intégrative
     

    photo par Ness Sherry

    Toujours adapter la thérapie au patient

    et non le patient à la thérapie.

    Mon approche thérapeutique se veut intégrative, c'est-à-dire que j'envisage l'individu dans sa globalité et dans sa spécificité. Il s’agit ici de ne pas appliquer des réponses toutes faites à l’individu mais de lui permettre de trouver son propre chemin en s’appuyant sur ses propres forces et sa propre résilience.

    Les premiers entretiens permettront de dégager les problématiques et de décider ensemble du suivi le plus adapté tant dans le rythme que dans la méthode. 

    Avec les mots du patient, on va permettre une verbalisation, apprendre à exprimer ses ressentis et ainsi donner de nouvelles significations aux expériences douloureuses. Cela permettra une mise en sens de l’histoire afin d'aboutir à la formulation d’un récit cohérent.

    Mais parce que les mots parfois ne viennent pas ou ne suffisent pas, une approche psycho-corporelle pourra être aussi envisagée. Les expériences somato-sensorielles et le mouvement seront alors « les portes d’entrées » du traumatisme et de la souffrance du patient. Ici, la construction de sens découlera de la prise de conscience des états physiologiques et des sensations tels que la respiration, les gestes, les perceptions sensorielles, que vit le patient dans le présent. L'idée étant ici que les personnes, et notamment lorsqu'elles ont été victime d'agression et de violence sexuelle, se trouvent souvent "déconnectées" d'un corps qu'elles doivent apprendre à se réapproprier afin de pouvoir se retrouver en tant que personne singulière et unifiée.

    A cela s'ajoute deux autres outils

    La thérapie EMDR

    Eye Movement Desensitization & Reprocessing

     

    Elle permet à partir d’une stimulation sensorielle bi-alternée (droite-gauche) de retraiter des vécus traumatiques non digérés à l’origine de divers symptômes, parfois très invalidants. On peut ainsi soigner des séquelles post-traumatiques même de nombreuses années après.

    Pour plus d’information : https://www.emdr-france.org/web/quest-therapie-emdr/

    L'ICV

    Intégragion du Cycle de Vie

     

    Elle part d’une liste de souvenirs succinte (ligne de temps) établie par le patient. La répétition de la ligne de temps en reconnectant les différents neurones va permettre au patient de comprendre que les souvenirs du passé sont réellement passés et que les stratégies développées dans le passé pour y faire face n’ont plus de raison d’être. Le cerveau comprend alors que l’événement est bien terminé.

    Pour plus d'information : https://integrationcyclevie.com/quest-ce-que-licv/

     
    Le traumatisme

    Je suis également plus spécifiquement formée au psycho-traumatisme. 

    Il existe plusieurs types de traumatismes.

    Schématiquement, on distingue les traumatismes liés à un événement unique (une agression ou un attentat par exemple), et les traumatismes liés à des événements répétés (les victimes de violences conjugales par exemple). 

    On différencie également les traumatismes intentionnels, comme par exemple les victimes de viols ou d'agressions, des traumatismes accidentels comme peut l'être un accident de voiture ou un tremblement de terre.

    Le trouble de stress post-traumatique répartit les différents symptômes en différentes catégories 

    - Les reviviscences : elles correspondent aux cauchemars, aux souvenirs répétitifs ou encore aux flashbacks que la personne traumatisée ne peut contrôler et qui peuvent dans leurs formes les plus extrêmes donner à la personne l’impression de revivre la scène traumatique avec les mêmes peurs et la même détresse.

    - Les symptômes d’évitement : ils vont amener la personne traumatisée à éviter tout ce qui peut lui rappeler le ou les événements traumatiques. Par exemple si elle s’est fait agresser dans une boulangerie, elle n’ira plus dans des boulangeries, si l’agresseur portait un tee-shirt rouge, elle mettra tout en œuvre pour éviter autant que possible de se confronter à cette couleur.

    - L’hypervigilance : elle se manifeste par exemple par un état d’alerte constant ou des sursauts à la moindre occasion.

    - Les symptômes dissociatifs : ils sont les plus difficiles à cerner. Ils procurent un sentiment de déréalisation, les notions de passé et de présent deviennent confuses. Les personnes traumatisées ressentent souvent un sentiment d’absence, de ne plus être eux-mêmes ou d’être extérieur à eux. Cela peut aussi se traduire par l’oubli de certains événements traumatiques.

    Avoir vécu un traumatisme ne signifie pas forcément souffrir d’un trouble de stress post-traumatique, mais cela ne diminue en rien la souffrance psychique qui peut s'exprimer sous de nombreuses formes telles que des troubles dépressifs, des troubles anxio-phobiques, des troubles somatiques ou encore des conduites addictives. 

    En savoir plus sur le psychotraumatisme :

    https://www.memoiretraumatique.org

    http://www.info-trauma.org

    photo par Valérie Shum King

     

    A propos

    Psychologue clinicienne mais aussi yoga thérapeute et plus accessoirement diplômée en sciences politiques, ma clinique s'est construite de manière diversifiée : dans les consultations de psycho-traumatisme de l’hôpital Avicenne et du centre Minkowska, et en tant que yoga thérapeute auprès de personnes ayant un cancer, de prostituées ainsi que de jeunes filles victimes de trafic d’êtres humains. Actuellement Je suis psychologue à la Maison des Femmes de Saint-Denis.

    Je travaille ainsi depuis de nombreuses années auprès de personnes en souffrance, et je m’intéresse tout particulièrement aux problématiques liées aux violences notamment sexuelles. Mes années passées à l’étranger, notamment en Asie, ainsi que mon travail en France auprès de personnes migrantes m’ont également permis de développer une approche transculturelle.

    Pour moi, le plus important est d’envisager le patient comme une personne singulière et ne pas le définir à partir de ses troubles afin de l'aider à se réapproprier une identité positive qui lui soit propre.

    Contact

    Je vous reçois à mon cabinet : 
    14 Villa Poissonnière 75018 Paris
    Email: steff.francois@gmail.com
    Tel : 06 66 70 41 85
    Numéro Adeli : 759369838

    Les séances durent 45 minutes.

    Tarifs : 60 euros